Pour Ariane, Hugo, Maxence.
Longtemps je me suis gardée de revoir les films de la Nouvelle Vague qui, pour évoquer sans détour quelque jeunesse intemporelle, risquaient d'éveiller en moi le souvenir de celle qui nous était restée dérobée. La nostalgie d'une jeunesse confisquée pour notre temps, face au spectacle de cette autre jeunesse, indéfectiblement libre dans cette jubilation supérieure, cette nostalgie ne pouvait qu'avoir été projetée sur l'écran d'une vision altérée par quelque surimpression du moment. Pourtant, si les films venaient à résister à cette surimpression, la question demeurait de savoir si quelque chose n'y disposait pas comme par anticipation : ...